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13 Oct 2008
 

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19ème dimanche ordinaire





1ère lecture :Jérémie 38, 4... 10
2ème lecture :Lettre aux Hébreux 12, 1 - 4
Evangile :Saint Luc 12, 49 - 53


L’esprit chrétien, surtout s’il est poussé à sa perfection, suppose l’effort, le sacrifice, le renoncement, et même l’héroïsme. Le feu que Jésus est venu apporter sur la terre, n’est ici ni l’ardeur du zèle, ni la flamme de la charité, mais le brasier de l’épreuve purificatrice. Les prophètes avaient prédit que le Messie viendrait épurer les hommes comme le fondeur épure l’or et l’argent. (cf Mal. 3, 1 – 4). La vie du Christ, offerte en holocauste sur l’autel de la Croix, est le feu dévorant qui purifie le monde de ses péchés ; et les persécutions subies par ses disciples pour sa cause, « complètent ce qui manque à la passion du Christ ». La perspective de ce douloureux baptême, par lequel il doit nécessairement passer pour accomplir l’œuvre de la rédemption, a préludé en quelque sorte à son agonie et lui a arraché ce cri d’angoisse : « je dois recevoir un baptême et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli ! ». Ainsi

en sera-t-il de même pour tous ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus, car en avertit saint Paul, ils souffriront persécution et auront à subir le feu de l’épreuve purificatrice pour les rendre rayonnants de charité. Il faut prendre parti pour ou contre Jésus, et cette option ne peut aller sans luttes et sans déchirements. Quel drame douloureux que l’histoire d’une fidélité aux exigences évangéliques ! Que d’obstacles à surmonter, que de résistances à vaincre pour suivre la voix de la conscience !
Jésus ne cherchait pas à tromper son auditoire en leur révélant que ses disciples connaîtraient la souffrance et la division même dans leur propre famille à cause de lui. Le Vieillard Siméon n’avait-il pas prédit à Marie que Jésus était venu pour la chute et le relèvement d’un grand nombre et comme signe en butte à la contradiction. La souffrance, l’épreuve, la persécution font peur et peuvent conduire à renier le Christ. Saint Pierre n’a-t-il pas reculé devant une simple servante.
Et il en est toujours de même aujourd’hui où l’Eglise connaît la persécution, sanglante dans certains pays, plus sournoises et insidieuses dans d’autres, car les ténèbres auront toujours horreur de la lumière. Et le démon s’acharnera jusqu’à la fin contre les disciples du Christ.
Cependant cela ne doit pas nous effrayer, mais nous devons garder confiance en nous souvenant que le Christ a vaincu le monde. Nous devons même regarder comme un sujet de joie parfaite les diverses épreuves auxquelles nous pouvons être exposés parce que l’épreuve produit la patience. Et, suivant l’exhortation de saint Pierre, si nous communions aux souffrances nous devons nous réjouir, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire paraîtra. Amen.

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Le passage de l’Evangile de ce dimanche contient des paroles de Jésus parmi les plus provocatrices qu'il n'ait jamais prononcées : « Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. »

Pensez que celui qui prononce ces paroles est le Fils de Dieu dont la naissance fut saluée par des paroles de paix : « Paix sur la terre aux hommes ». N'a-t-il aussi proclamé : « Heureux les artisans de paix » et ordonné à saint Pierre de remettre son épée dans son fourreau (cf. Mt 26, 52) ! Comment expliquer cette apparente contradiction ?

En fait c’est très simple : Il s’agit de voir quelles est la paix que Jésus est venu apporter et quelle paix il est venu enlever.La paix que Jésus est venu apporter est la paix dans le bien et la vérité, celle qui conduit à la vie éternelle. Mais il est venu combattre la fausse paix, celle qui endort les consciences et conduit à la perdition.

Jésus n’est pas précisément venu pour semer la division et apporter la guerre mais sa venue entraîne inévitablement la division et l’opposition, car il place les personnes devant un choix. Et devant la nécessité de prendre une décision, on sait que la liberté humaine réagit de manières diverses et parfois opposées. La parole et la personne de Jésus feront surgir ce qui est caché au plus profond du cœur humain.

Jésus lui-même distingue ces deux types de paix quand Il dit aux apôtres : « C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (Jn 14, 27). Après avoir détruit, par sa mort, la fausse paix et la solidarité du genre humain dans le mal et le péché, il inaugure une paix et une harmonie nouvelles, fruits de l’Esprit. Voilà la paix qu’il offre aux apôtres le soir de Pâques en disant : « La paix soit avec vous ! ».

Jésus affirme que cette « division » peut se produire également avec ses amis et ses proches et jusque dans la famille.Parfois la fidélité à Dieu peut entraîner des situations douloureuses. La famille peut ne pas comprendre cette fidélité à Dieu et l'on peut se trouver dans la situation de devoir choisir : contenter ses amis ou sa famille et négliger Dieu et la pratique religieuse, ou bien choisir la pratique religieuse et s’opposer à ses amis ou sa famille qui lui reprocheront chaque minute consacrée à Dieu et à la prière.

Mais le conflit peut être encore plus profond, dans la personne elle-même, et se présente comme un combat entre le bien et le mal, entre l’égoïsme et le sens du devoir. La division et le conflit naissent en nous. Saint Paul l’illustre avec éloquence : « Car les tendances de la chair s'opposent à l'esprit, et les tendances de l'esprit s'opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire ce que vous voudriez » (Ga 5, 17).

L’homme aime sa tranquillité et n'aime pas être dérangé que ce soit dans sa vie ou dans ses idées. Et l'image de Jésus qui vient semer le trouble risque de le contrarier : il ne verra dans le Christ qu'un ennemi de sa tranquillité. Il faut essayer de surmonter cette impression et comprendre que cela aussi est une preuve d’amour de la part de Jésus qui veut nous purifier comme le feu purifie les métaux précieux de leurs impuretés. Car nous devons regarder comme un sujet de joie parfaite les diverses épreuves auxquelles nous pouvons être exposés parce que l’épreuve produit la patience. Et, suivant l’exhortation de saint Pierre, si nous communions aux souffrances nous devons nous réjouir, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire paraîtra. Amen.
Transmis par Admin Actif Samedi 01 Septembre 2007 (366 lectures)
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Homélie: 20ème dimanche ordinaire - 19 Aout 2007 | S'identifier ou créer un nouveau compte | 0 Commentaires
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