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20 Août 2008
 

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Sacrements
Un jour, nous posions au Père, la question: «Père, qu’est votre messe pour vous?».
Le Père répondit: « Une union complète entre Jésus et moi ».
La messe du Padre Pio était vraiment cela: Le Sacrifice du Golgotha, le Sacrifice de l’Eglise, le Sacrifice
de la dernière Cène et aussi notre Sacrifice.

Et, encore: «Sommes-nous seuls à être rangés autour de l’autel pendant la messe?
– Autour de l’autel, il y a les Anges de Dieu.
– Père, qui se trouve autour de l’autel?
– Toute la Cour céleste.
– Père, la Madone est-elle aussi présente pendant la messe?
– Une mère peut-elle rester indifférente à son Fils? ».

Et dans une lettre que le Père écrivit, en mai 1912, nous apprenons que la Sainte Vierge l’accompagnait à
l’autel. La Mère de Dieu et notre Mère n’a évidemment pas d’autre souci que celui de son Fils Jésus qui
devenait visible, à nos yeux, dans la chair du Padre Pio, blessé par amour pour Dieu et ses frères.

« Père, comment devons-nous assister à la messe?
– Comme la Sainte Vierge et les saintes femmes, avec amour et compassion. Comme saint Jean assistait à
l’Offrande Eucharistique et au Sacrifice sanglant de la Croix. »




Pour le cardinal Saraiva Martins, le bienheureux Padre Pio a été "un grand apôtre du confessionnal", où il
demeurait pendant des heures à la disposition des pèlerins, et ceci pendant 58 ans.

"Dans la cause de sa canonisation, cela constitue certainement son titre de gloire le plus grand, la
vérification de sa sainteté et l'exemple le plus admirable qu'il a laissé aux prêtres du monde entier",
commente le cardinal Saraiva Martins.

Comme les stigmates le manifestent de façon éclatante, sa spiritualité puisait à la source de la croix.
"Probablement la plupart des gens ne connaissent pas beaucoup cet aspect, remarque le cardinal préfet,
du reste on en parle peu. En parlant du Padre Pio, on met l'accent sur d'autres choses, plus faciles à
comprendre et à accepter. Mais si l'on enlève de la vie du Padre Pio et de sa spiritualité la réalité de la
croix, on enlève toute signification à sa sainteté. La croix, non pas comme un simple épisode, mais
comme un style de vie, car toute sa vie a été vécue à l'ombre de la croix pour la gloire de Dieu, pour sa
sanctification personnelle et pour le salut de ses frères".

Pas de dolorisme pourtant puisque le Padre Pio a fondé la "Maison du soulagement de la souffrance", un
hôpital ultra moderne, au service de la vie. Pour le Padre Pio, explique le cardinal Saraiva Martins, la
souffrance n'est pas une "punition", mais une "preuve d'amour et de prédilection" pour des personnes "choisies pour participer aux mystères douloureux du Rédempteur".


Les pélerins venant assister à la messe de Padre Pio

Vers deux ou trois heures du matin, les lourds autobus déchargeaient devant le couvent leurs occupants,
surpris de voir déjà la place de l’église noire de monde. On attendait patiemment l’ouverture des portes
pour entrer ; en attendant, on récitait le chapelet.

Pour l’incroyant qui venait simplement en curieux, la messe du Père Pio était peut-être une cérémonie
comme toutes les autres ; mais, pour le croyant, elle était d’une valeur infinie par la présence réelle du
Seigneur que le célébrant appelle infailliblement sur l’autel par les paroles consécratoires. A la messe, Jésus, notre Dieu, est le prêtre qui accomplit l'offrande de lui même à son Père, Jésus est la victime offerte et l'autel sur lequel le sacrifice est offert. La messe a toujours et partout la même valeur, là où elle est célébrée validement: pourquoi vouloir assister à celle du Père Pio? Parce que ce capucin rendait palpable la mystérieuse présence.

Lorsque le Père Pio célébrait la messe, il donnait l’impression d’une si intime, si intense, si complète
union avec Celui qui s’offrait au Père Eternel, en victime d’expiation pour les péchés des hommes.

Dès qu’il était au pied de l’autel, le visage du célébrant se transfigurait. Il ne s’y trouvait pas seulement
comme prêtre pour l’Offrande, mais comme l’homme de Dieu pour témoigner de son existence, comme
prêtre qui portait lui-même les cinq plaies sanglantes de la crucifixion sur le corps. Le Père Pio possédait
le don de faire prier les autres. On vivait la messe. On était fasciné. Je puis dire, qu’à San Giovanni
seulement, j’ai compris le divin Sacrifice.

Cette messe durait longtemps ; cependant, à la suivre dans sa longue célébration, on perdait toute notion
de temps et de lieu. La première fois que j’y assistai, j’ai regretté qu’elle touchât à sa fin. Avec stupeur, je
me rendis compte qu’elle avait duré plus de deux heures!

Toute la vie du Père Pio était centrée sur le saint Sacrifice de la messe qui, disait-il, jour par jour, sauve le
monde de sa perdition. Brunatto, qui assistait généralement le Père et eut le bonheur de le servir,
témoigne que, pendant les années de son isolement, la célébration durait jusqu’à sept heures. Plus tard,
elle fut limitée par l’obéissance et durait environ une heure.

Oui, vraiment, cette messe du Père Pio était un événement inoubliable et on avait raison de vouloir y
assister au moins une seule fois.

Lorsqu’il quittait la sacristie, le Père était généralement soutenu par deux confrères, car ses pieds
transpercés le faisaient atrocement souffrir. D’un pas lourd, traînant, incertain, chancelant, il s’avançait
vers l’autel. Outre les stigmates, il passait encore toute la nuit en prière; ce qui fut vrai tout un
demi-siècle.

On l’aurait cru écrasé sous le poids des péchés du monde. Il offrait toutes les intentions, les demandes, les
supplications, qui lui avaient été confiées par écrit ou oralement, de l’univers entier. II portait, en outre,
toutes les afflictions, les souffrances, les angoisses pour lesquelles on venait à lui et dont il s’était chargé.
C’est pourquoi l’Offrande de cette messe était si longue et si impressionnante.

Il faisait tout pour détourner l’attention de lui. Il évitait tout ce qui pouvait être spectaculaire dans son
maintien, son expression, ses gestes, dans sa manière de prier et de se taire; et pourtant, son maintien, sa
façon de prier, son silence, et surtout les longues pauses, dans toute leur simplicité, étaient vraiment
dramatiques.

Lorsque, dans le silence recueilli d’une foule intimement unie à lui, le Père Pio prenait la patène dans ses
mains sanglantes et l’offrait au Père Tout-Puissant, elle pesait lourd de cet énorme amas de bonnes
oeuvres, de souffrances et de bonnes intentions. Ce pain qui allait tantôt prendre vie, changé en Celui qui,
seul, réellement, était capable de payer complètement la rançon des péchés des hommes.

Ce n’était pas seulement les principales parties de la messe qui étaient remarquables, dans cette
célébration. Le Père Pio célébrait toute la messe avec la même attention soutenue, visiblement conscient
de la profonde signification de chaque mot, de chaque geste liturgique. Ce qui se passait entre Dieu et lui
demeurait un mystère, mais on pouvait en deviner quelque chose dans certains silences, dans certaines
pauses plus longues; les traits de son visage en trahissaient parfois son intense participation au Drame
qu’il vivait. Les yeux fermés, il était souvent en conversation avec Dieu, ou transporté en extase dans la
contemplation.

Seul, un ange serait capable de décrire dignement cette messe. Les plaies permanentes de son corps
n’étaient que les signes visibles du martyre intérieur qu’il subissait avec le divin Crucifié. C’est
pourquoi, l’attention de l’assemblée était fixée sur le point culminant du Saint Sacrifice: la Consécration.

En effet, ici, il s’arrêtait un instant comme pour se concentrer. Une lutte semblait s’engager entre lui, qui
tenait dans ses mains l’hostie immaculée et, Dieu sait, quelle force obscure et invisible qui, sur ses lèvres,
retenait les paroles consécratoires chargées de force créatrice.

Certains jours, la messe était pour lui, à partir du Sanctus, un vrai martyre. La sueur couvrait son visage
et les larmes coulaient le long de ses joues. C’était vraiment l’homme des douleurs aux prises avec
l’agonie. Involontairement, je pensais au Christ au Jardin des Oliviers.

On voyait clairement, qu’en proférant les paroles de la Consécration, il subissait un réel martyre. A
chaque mot, un choc semblait parcourir ses membres. Serait-il possible, comme certains le pensent, qu’il
souffrait alors plus intensément la Passion du Christ et que les spasmes pénibles, qu’il réprimait autant
que possible, l’empêchaient un moment de poursuivre? Ou devons-nous interpréter à la lettre les paroles
du Père disant que le démon s’aventure parfois jusqu’à l’autel? Dans son attitude si impressionnante, on
assistait donc à une lutte réelle contre Satan, qui, à ce moment, redoublait ses efforts pour le tourmenter.
Les deux suppositions sont acceptables.

Souvent, lorsqu’il quittait l’autel, après la messe, certaines expressions involontaires et révélatrices lui
échappaient. Comme se parlant à lui-même, il disait par exemple: « Je me sens brûler... » et aussi: « Jésus
m’a dit... ».

Quant à moi, j’ai été, comme tous ceux qui ont eu le bonheur de participer à cette messe, vivement
impressionné par cette émouvante célébration.

Un jour que la foule des pèlerins était particulièrement dense dans l’église de San Giovanni, le Père me dit
après la messe: «Je me suis souvenu de vous à l’autel!». Je lui demandai: « Père, avez-vous à l’esprit
toutes les âmes qui assistent à votre messe? ». Il répondit: « A l’autel, je vois tous mes enfants comme
dans un miroir!».

Toute la vie du Père Pio a été une Passion de Jésus. Sa journée entière était la continuation du Sacrifice
de la messe.
Transmis par Admin Actif Mardi 16 Août 2005 (2523 lectures)
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La messe du Padre Pio | S'identifier ou créer un nouveau compte | 4 Commentaires
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RE: Usayxoxutotonabypy

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par Anonymous Actif 04 Mai 2007 - 15:32
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RE: Agentywatupewosybyg

(Score : 0)
par Anonymous Actif 10 Mai 2007 - 06:36
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RE: Bondudogipumarynory

(Score : 0)
par Anonymous Actif 01 Jn 2007 - 07:19
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RE: Bondugizufabocafe

(Score : 0)
par Anonymous Actif 26 Sep 2007 - 01:45
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