1ère lecture : Sirac le Sage 9, 13 - 18
2ème lecture : Lettre à Philémon 9,... 17
Evangile : Saint Luc 14, 25 - 33
Jamais peut-être Jésus n’était accompagné par des foules si empressés extérieurement à l’écouter. Il est vrai que les foules ont toujours suivi Jésus. Mais au début de son ministère en Galilée, leur enthousiasme durait peu ; leur curiosité une fois satisfaite, les foules se dispersaient laissant Jésus seul avec les douze Apôtres. Maintenant elles cheminaient avec lui et lui faisaient un cortège habituel. C’est que, à mesure que le terme approchait, plusieurs s’attendaient à l’avènement prochain du Royaume de Dieu où ils voudraient bien, comme les deux frères Jacques et Jean, occuper une place honorable. Ce qui retenait ces gens auprès de Jésus, c’était moins l’attachement à sa personne et le dévouement à sa cause qu’un vague espoir d’intérêt et d’ambition. Il fallait détruire ces illusions et détromper ces calculs. C’est pourquoi Jésus, se tournant vers la foule qui suit obstinément ses pas, lui adresse ces paroles austères : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut être mon disciple. » Il est vrai que les simples chrétiens doivent être prêts à tout sacrifier, si le devoir l’exige, à rompre avec les affections les plus légitimes si elles sont incompatibles avec la loi de Dieu. Mais Jésus s’adresse d’abord aux disciples effectifs et à ceux qui aspirent à le devenir. Car il y a disciples et disciples. Jésus n’exigeait pas de tous les croyants la pratique de l’abnégation absolue, l’abandon total de leurs biens et de leur famille. Il avait à Béthanie, à Capharnaüm, à Jérusalem et ailleurs des fidèles qui n’avaient quitté ni leurs parents, ni leurs propriétés. Au jeune homme riche qui l’interroge sur la voie du salut, il n’impose d’autre obligation que la pratique des commandements, mais il ajoute : « Si tu veux être parfait, vends tout ce que tu possèdes et donnes-en le produit aux pauvres; ensuite viens et suis-moi. » Il y a donc la voie du salut et celle de la perfection, le chemin des commandements et celui des conseils. Qui veut suivre Jésus comme les douze Apôtres, comme les 72 disciples, doit renoncer à ses biens, à sa famille, à sa patrie et jusqu’à sa propre personne. Plus de réserve, ni de répit. Jésus refuse à l’un la permission de prendre congé des siens, à un autre celle d’enterrer son père. A ces ambitieux qui aspirent à l’honneur d’être ses auxiliaires dans l’apostolat et ses collaborateurs dans l’œuvre de Dieu, il recommande de ne pas se décider à la légère ; il leur rappelle qu’il n’a pas une pierre où reposer la tête.
Frères et sœurs dans le Christ, les conseils évangéliques peuvent imposer aux disciples élus des sacrifices et des renoncements allant jusqu’à l’héroïsme, les exigences de l’Evangile demandent aussi à tous beaucoup d’effort pour demeurer fidèles à Dieu. Cependant, cela ne se fait pas sans récompense, car le courage et la fidélité procurent la paix du cœur et de la conscience comme l’a si bien dit un poète :
Le devoir dût-il vous déplaire
N’enfanta jamais le regret.
S’il coûte quelque peine à faire,
C’est un plaisir quand il est fait.
Que la grâce divine du Sacrifice de la Croix qui nous est donnée de commémorer à chaque Messe nous donner la force et l’amour du devoir bien fait à l’exemple de Celui qui l’a accompli jusqu’au sacrifice suprême de sa vie. Amen.
2ème lecture : Lettre à Philémon 9,... 17
Evangile : Saint Luc 14, 25 - 33
Jamais peut-être Jésus n’était accompagné par des foules si empressés extérieurement à l’écouter. Il est vrai que les foules ont toujours suivi Jésus. Mais au début de son ministère en Galilée, leur enthousiasme durait peu ; leur curiosité une fois satisfaite, les foules se dispersaient laissant Jésus seul avec les douze Apôtres. Maintenant elles cheminaient avec lui et lui faisaient un cortège habituel. C’est que, à mesure que le terme approchait, plusieurs s’attendaient à l’avènement prochain du Royaume de Dieu où ils voudraient bien, comme les deux frères Jacques et Jean, occuper une place honorable. Ce qui retenait ces gens auprès de Jésus, c’était moins l’attachement à sa personne et le dévouement à sa cause qu’un vague espoir d’intérêt et d’ambition. Il fallait détruire ces illusions et détromper ces calculs. C’est pourquoi Jésus, se tournant vers la foule qui suit obstinément ses pas, lui adresse ces paroles austères : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi, ne peut être mon disciple. » Il est vrai que les simples chrétiens doivent être prêts à tout sacrifier, si le devoir l’exige, à rompre avec les affections les plus légitimes si elles sont incompatibles avec la loi de Dieu. Mais Jésus s’adresse d’abord aux disciples effectifs et à ceux qui aspirent à le devenir. Car il y a disciples et disciples. Jésus n’exigeait pas de tous les croyants la pratique de l’abnégation absolue, l’abandon total de leurs biens et de leur famille. Il avait à Béthanie, à Capharnaüm, à Jérusalem et ailleurs des fidèles qui n’avaient quitté ni leurs parents, ni leurs propriétés. Au jeune homme riche qui l’interroge sur la voie du salut, il n’impose d’autre obligation que la pratique des commandements, mais il ajoute : « Si tu veux être parfait, vends tout ce que tu possèdes et donnes-en le produit aux pauvres; ensuite viens et suis-moi. » Il y a donc la voie du salut et celle de la perfection, le chemin des commandements et celui des conseils. Qui veut suivre Jésus comme les douze Apôtres, comme les 72 disciples, doit renoncer à ses biens, à sa famille, à sa patrie et jusqu’à sa propre personne. Plus de réserve, ni de répit. Jésus refuse à l’un la permission de prendre congé des siens, à un autre celle d’enterrer son père. A ces ambitieux qui aspirent à l’honneur d’être ses auxiliaires dans l’apostolat et ses collaborateurs dans l’œuvre de Dieu, il recommande de ne pas se décider à la légère ; il leur rappelle qu’il n’a pas une pierre où reposer la tête.
Frères et sœurs dans le Christ, les conseils évangéliques peuvent imposer aux disciples élus des sacrifices et des renoncements allant jusqu’à l’héroïsme, les exigences de l’Evangile demandent aussi à tous beaucoup d’effort pour demeurer fidèles à Dieu. Cependant, cela ne se fait pas sans récompense, car le courage et la fidélité procurent la paix du cœur et de la conscience comme l’a si bien dit un poète :
Le devoir dût-il vous déplaire
N’enfanta jamais le regret.
S’il coûte quelque peine à faire,
C’est un plaisir quand il est fait.
Que la grâce divine du Sacrifice de la Croix qui nous est donnée de commémorer à chaque Messe nous donner la force et l’amour du devoir bien fait à l’exemple de Celui qui l’a accompli jusqu’au sacrifice suprême de sa vie. Amen.